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Pour la majorité des élèves, confinement équivaut vacances mais à la maison. Pas besoin d’excuse pour ne pas y aller, auparavant généralement par paresse. Cependant, confinement ne doit pas signifier ne pas étudier, car lorsqu’il sera levé, on doit reprendre les cours. Alors, pour que les élèves n’aient pas le « cerveau rouillé » par ces semaines de « vacances forcées », une solution est proposée : l’enseignement à distance, via l’internet, avec une connexion par smartphone, tablette ou ordinateur.

Les types d’enseignement à distance existant

La France possède deux systèmes d’enseignement à distance principaux. La première date de la fin de la deuxième guerre mondiale, en 1939, le CNED ou Centre national d’Enseignement à Distance, qui a permis aux élèves de poursuivre une scolarité normale, étant donné qu’à l’époque le système scolaire était encore défaillant. C’est un établissement public sous la tutelle du ministère de l’Education Nationale. Il est aussi appelé « Ma classe à la maison », une définition qui en dit long sur son but éducatif. Au fil des années, ce système s’est évolué avec l’avancée des technologies et offre des exercices de révision aux élèves de la grande section jusqu’à ceux de la terminale, premier semestre et deuxième semestre. Le second volet voit la participation d’un professeur qui donne des cours virtuels en visioconférence avec ses élèves.

Plus récent, l’ENT ou Espace Numérique de Travail s’y est ajouté. C’est un outil utilisé par les établissements scolaires pour qu’élèves et professeurs puisse travailler ensemble via une plateforme. L’autonomie est le maître mot. Ainsi, depuis sa maison, le professeur peut gérer les outils de travail qu’il choisit lui-même pour prodiguer son enseignement : cahier de texte, agenda ou messagerie. De son côté, l’élève a l’opportunité de savoir les leçons à apprendre et de s’exercer quand il a le temps de s’y mettre, grâce aux ressources pédagogiques qu’il dispose sur son bureau virtuel.

Les inconvénients de l’enseignement à distance, en ces temps de confinement

Le CNED et le ENT assurent la continuité pédagogique et maintiennent le contact entre élèves et professeurs, sans pour autant valoir les classes réelles. Reconnaissons-le, tout va dépendre de la volonté des élèves et de leurs parents, qui n’ont pas la patience et la disponibilité des professeurs. Pour le CNED, jusqu’ici, seuls environ 2000 élèves l’utilisaient. Mais aujourd’hui, une solution à plus grande échelle doit être trouvée. Ce sont des solutions que les français en Belgique pourraient utiliser durant le confinement. Le hic, c’est que les plateformes belges ne pourront peut-être pas contenir un flux important d’utilisateurs.

Cependant, la Belgique aussi son système d’enseignement à distance, le EAD/Elearning qui peut accueillir 8000 étudiants, actuellement. Pour un nombre illimité, l’accompagnement pédagogique pourrait faire défaut du fait de la charge de travail des enseignements, qui en plus de leurs heures de cours devraient aussi assurer un tutorat en ligne.